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Actualités #8

 

SOMMAIRE​

 

  • Tsai Ing-wen, un voyage diplomatique sous haute tension - AR
  • Beijing, instauration d'une politique environnementale - AR
  • Donald Trump nomme un fervent critique à un poste clé de son administration - BK

Tsai Ing-wen : un voyage diplomatique sous haute tension

Le journal gouvernemental chinois « Global Times » a violemment réagi à la rencontre entre la représente du gouvernement taïwanais Tsai Ing-wen et Greg Abbott, Gouverneur de l’État du Texas à Houston.

La République Populaire de Chine, conformément à la doctrine de la « Chine unique », avait spécifiquement demandé aux États-Unis de refuser l’entrée sur le territoire et toute communication officielle avec cette dernière. Bien que Tsai Ing-wen n’ait pas encore rencontré Donald Trump,

Le communiqué martèle l’absence d’une rencontre avec le futur président Donald Trump n’est « pas digne de gratitude ». Beijing considérant la doctrine de la Chine Unique comme « le fondement » des relations bilatérales entre les deux pays, elle n’hésiterait ainsi pas « à briser » ces dernières si Taïwan était reconnue sous la présidence Trump.

Alors que Donald Trump a déjà reçu les félicitations téléphoniques de Tsai à la suite de sa victoire électorale, les relations triangulaires entre la République Populaire de Chine, les États-Unis et Taïwan semblent se complexifier. Un reniement de la doctrine de la Chine unique par D.Trump entrainerait ainsi une « exigence de revanche de la part du peuple chinois ».

Antoine Rioual

Beijing : instauration d’une police environnementale

La municipalité de Beijing, récemment sortie d’une période prolongée d’alerte rouge au smog, a décrété la mise en place d’une police environnementale.

Cette dernière sera chargée de la surveillance du respect des normes anti-pollution mises en place par la ville. Peu contrôlées et souvent enfreintes, elles constituent par leur inefficacité un frein important aux efforts de Beijing dans son combat contre la pollution. Parmi les infractions courantes seront ainsi visées, entre autres, les incinérations de déchets en plein air et de biomasse. Au-delà de ces mesures, le maire de Beijing, Cai Qi, a également promis un durcissement des mesures au cours de l’année 2017.

Cette décision fait suite au vote d’une nouvelle taxe environnementale en décembre dernier par l’Assemblée Populaire Chinoise. Cette taxe, qui entrera en vigueur à partir de 2018, représente une avancée majeure dans la « guerre contre la pollution » chinoise. Elle s’appliquera proportionnellement à la pollution de l’eau, de l’air, mais également de la quantité de charbon consommée, de « déchets toxiques » et de la pollution sonore.

Ces décisions sont à replacer dans le contexte de l’augmentation des effets socio-économiques néfastes liés à l’activité industrielle chinoise.

Antoine Rioual

Donald Trump nomme un fervent critique de la Chine à un poste clé de son administration

La nomination de l’économiste américain Peter Navarro à la tête du nouveau Conseil National du Commerce semble confirmer l’hostilité du nouveau Président à l’égard de la Chine. Si certains observateurs ont tenté de tempérer les craintes quant à une guerre commerciale entre les deux géants du fait de l’interdépendance de leurs économies, le nouveau conseiller pour la politique commerciale et industrielle américaine est lui connu pour ses prises de position virulentes contre la Chine.

Professeur d’économie à l’université de Irvine en Californie, Peter Navarro est diplômé de Harvard et a consacré les dernières années de sa carrière à blâmer le régime chinois pour la désindustrialisation américaine, les déséquilibres économiques mondiaux ainsi que pour sa contribution au réchauffement climatique. Dans son livre « La mort par la Chine : comment l’Amérique a perdu son socle industriel » et le documentaire Netflix qui l’a suivi, l’économiste américain accuse notamment la Chine d’être responsable de la disparition de 57 000 usines et 25 millions d’emplois aux États-Unis.

Au-delà de son expertise en économie, Navarro se positionne comme chantre d’une vision qu’il qualifie de « Reagan-Trump » de la diplomatie. Bien qu’il ait été candidat pour le parti démocrate en Californie dans les années 1990, il est resté fidèle à sa critique du régime chinois qu’il qualifie de nocif, brutal et totalitaire, et contre lequel il estime que les affrontements pourraient être multiples. Son livre « Les guerres chinoises à venir » (2006) est d’ailleurs l’un des favoris de Donald Trump et semble avoir inspiré une grande partie des arguments de la campagne.

Benjamin Konnert

Source :

https://www.theguardian.com/world/2016/dec/22/brutal-amoral-ruthless-cheating-trumps-trade-industrial-peter-navarro-views-on-china

https://www.nytimes.com/2016/12/21/us/politics/peter-navarro-carl-icahn-trump-china-trade.html?_r=1

https://www.letemps.ch/economie/2016/12/22/nommant-leconomiste-peter-navarro-trump-declare-guerre-commerciale-chine

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