La Corée du Nord teste Donald Trump

Pour la première fois depuis l’investiture du nouveau président américain, Pyongyang a effectué un tir de missile dans la matinée du dimanche 12 février. Il a parcouru environ 500 kilomètres avant de tomber à la mer, une trajectoire qui semble beaucoup inquiéter Tokyo et Séoul. Pour de nombreux médias, ce tir correspondrait à une provocation pour « tester » la réaction de Donald Trump qui recevait, au même moment, la visite du premier ministre japonais, Shinzo Abe. Pourtant, le nouveau locataire de la Maison Blanche n’a pas été impressionné car il publiera un tweet cinglant quelques jours plus tard en affirmant que la Corée du Nord « n’arrivera pas » à développer une arme nucléaire de longue portée.

Outre la dimension symbolique, il va sans dire que cette opération militaire « viole des résolutions des Nations-Unis », comme le rappelle le journal singapourien Straits Times. Les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon ont fait appel à la Chine le lendemain, priant Pékin de faire pression sur son voisin et « allié » Nord-Coréen de plus en plus turbulent. Quelques jours plus tard, le quotidien chinois Global Times, proche du pouvoir central, publiera dans un article que le tir de missile va « donner une excuse à Trump pour durcir le ton contre la Corée du Nord » et « renforcer l’alliance entre les Etats-Unis et la Corée du Sud ».

Les provocations de Kim Jung-un pourraient donc engendrer des conséquences diplomatiques importantes dans la région asiatique et se retourner, en fin de compte, contre lui-même.

Vincent Calamand

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